La Charte et la Transition Ecologique

“On ne change jamais un système en combattant la réalité existante. Pour changer quelque chose, construisez un nouveau modèle qui rendra inutile l’ancien.”

Buckminster Fuller

UNE TRANSITION DOUCE : LA VOIE DE L’ECOLOGIE

La question de la transition économique est abordée dans le roman.

MAIS QU’ENTEND-ON PAR TRANSITION ?

* ce qui n’est pas l’état normal, mais constitue un état intermédiaire entre un état et un autre

* transformation lente et progressive

* manière de passer d’une idée à une autre, de lier les différents points d’un exposé

(Encyclopédie Universalis)

Peut-être pourrions-nous garder l’idée « d’étape intermédiaire », selon un processus « lent et progressif ».

Une définition de la transition économique pourrait alors être : Le passage d’un système économique, selon un processus progressif, vers une nouvelle organisation de production et d’échanges de biens et des services.

Mais pourquoi parle-t-on de transition économique, voire écologique ?

LA TRANSITION EST-ELLE NÉCESSAIRE ?

D’aucuns pourraient avancer que cette idée est dénuée de pertinence. Nous vivons une époque avec un degré de confort jamais atteint, et l’idée de devoir abandonner ce système pour un autre, incertain, pourrait être rejetée.

Certes ! Nos sociétés occidentales ont réalisé d’énormes progrès dans de nombreux domaines : économiques, sociaux, médicaux. Pourquoi changer ?

La question est posée. Toutefois, un constat s’impose : la transition est déjà une réalité !

LA TRANSITION EN MARCHE

En effet, partout dans le monde, une prise de conscience écologique a vu le jour et conduit des personnes, de plus en plus nombreuses, à s’interroger sur notre mode de vie et de consommation et les répercussions dangereuses sur l’environnement et les hommes.

Dans les sociétés industrialisées, des niveaux alarmants de pollution de l’air menacent la santé de millions de personnes. L’eau est également concernée, dans les pays émergents comme dans les pays les moins avancés.

Les gouvernants ne parviennent pas à endiguer le chômage, et notamment celui des jeunes.

Les seuils de pauvreté sont dépassés régulièrement et de plus en plus de gens ont du mal à joindre les deux bouts.

Devant la difficulté des dirigeants à faire face à ces problèmes récurrents, la résistance s’est organisée.

Des populations se sont mises à consommer moins et mieux, réduire leur empreinte carbone (je n’ai jamais vu autant de vélos et trottinettes, circuler à Grenoble), acheter des produits locaux, trier les déchets, s’alimenter plus sainement.

Un engouement sans précédent envahit toutes les strates.

La transition écologique induit des nouvelles attitudes et habitudes économiques dans des domaines clés : l’énergie, la construction, l’agriculture.

Dans le roman, Sartorius, ami du professeur Delmont, donne à Baptiste des exemples précis de ces tendances : agriculture urbaine ; développement d’énergies renouvelables, aux quatre coins de la planète.

Des expérimentations de monnaies locales ont vu le jour.

Des pratiques se mettent en place progressivement pour donner naissance à une économie régionale plus solidaire.

Mais ne faut-il pas également envisager une réflexion à l’échelle de la planète ?

Une organisation mondiale est-elle nécessaire ?

C’est l’objet de la Charte de l’Univers et de Gaïa, que Baptiste va élaborer à la fin du roman.

QU’EST-CE QU’UNE CHARTE ?

De toutes les définitions trouvées ici et là, je retiendrai celle-ci : « Écrit solennel destiné à consigner des droits et des devoirs »

POURQUOI UNE CHARTE  ?

Il existe de nombreuses chartes rédigées par des humains pour des humains. La charte du roman concerne l’Univers et Gaïa, la Terre Mère des anciens.

Elle se veut être une proposition d’organisation mondiale pour préserver les ressources et les distribuer équitablement aux différentes espèces qui peuplent la Terre.

D’OÙ VIENT LA CHARTE ?

Même si elle est composée par Baptiste, la Charte lui est dictée par l’Univers qui se sert de lui comme canal pour la transmission aux êtres humains. 17 principes sont développés, en voici les grands titres :

L’Univers

Droits et Devoirs des Espèces

Frugalité et Équité

L’Espèce Humaine

Organisation

Les Échanges

 

Pour aller plus loin :

GOLDSMITH Edouard, Le Tao de l’Ecologie. Éd. du Rocher, 2002

PLAUCHU Vincent, Socio-Économie de l’Environnement.Éd Campus Ouvert, 2013. 

http://blogs.upmf-grenoble.fr/vincentplauchu/2012/10/01/la-transition-ecologique/

LORIUS Claude – CARPENTIER Laurent, Voyage dans l’Anthropocène. Actes Sud, 2010

ROBIN Marie-Monique, Sacrée Croissance (DVD). Arte Editions, 2014

LATOUCHE Serge. HAPAGES Didier, Le Temps de la Décroissance. Le Bord de l’Eau, 2012

ARNSPERGER Christian, L’Homme économique et le sens de la vie. Textuel, 2011

Manifeste d’Économistes Atterrés. Les Liens qui Libèrent, 2010

KOURILSKY Françoise, Du désir au Plaisir de Changer. Dunod, 2008 4eédition.

BUCKMINSTER FULLER : www.bfi.org

 

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